Que la lumière soit !

Depuis plusieurs années, le centre d’expertises Applications Spéciales de Cesbron travaille sur de nouvelles solutions d’éclairages, pour répondre aux problématiques de la filière du végétal (équipes de chercheurs, semenciers…).

Il a notamment collaboré avec l’IRHS (institut de recherche en horticulture et semences), laboratoire angevin sous la tutelle de l’Inra, d’Agrocampus Ouest et de l’Université d’Angers. Rémi Gardet, responsable des installations expérimentales, nous parle des nouveaux éclairages LED qui équipent désormais les phytotrons livrés par Cesbron il y a cinq ans avec un éclairage classique.

Quels types de recherche sont menés dans ces laboratoires d’essais ?
Nous étudions de nouveaux itinéraires de culture de végétaux en conditions très contrôlées, et observons le développement architectural des plantes, par exemple les bourgeons du rosier, en faisant varier la composition spectrale des rayonnements. Nous utilisons pour cela des tubes LED ayant différents spectres, et donc différentes longueurs d’ondes : du bleu, du rouge clair, du rouge sombre ou des ultra-violets. Ces spectres sont choisis et mélangés avec précision, avec ou sans ajout de lumière blanche (tube LED blanc), pour observer les incidences sur la plante.

Quels sont les avantages de ces nouveaux éclairages LED ? 
Quand nous faisons varier l’intensité du rayonnement, l’éclairage des plantes reste homogène. Auparavant, nous utilisions des filtres en plastique pour modifier le spectre de la lumière mais cela manquait de précision. Avec les LED, nous pouvons utiliser les spectres en fonction de leur efficience de rayonnement et donc de leur intérêt pour le dispositif physiologique de la plante. Enfin, la durée de vie des lampes et les économies d’énergies réalisées sont intéressantes. Ces recherches permettent de travailler sur de nouveaux produits, par exemple sur la salade pour le projet FUL (ferme urbaine lyonnaise), ou de produire certaines molécules.